Objectif 7 : Énergie propre et d’un coût abordable

Partout dans le monde, des efforts ont été menés en vue de trouver de nouvelles solutions pour produire des énergies propres. Afin d'accélérer cette transition, des mesures sociales et économiques doivent être prises. Le septième objectif vise à multiplier par deux le taux mondial d’amélioration de l’efficacité énergétique pour garantir des systèmes énergétiques plus fiables, abordables, durables et modernes.

Objectif 7 : Énergie propre et d’un coût abordable

« Une énergie fiable et abordable est essentielle pour répondre aux besoins humains fondamentaux et alimenter la croissance économique, mais bon nombre des problèmes environnementaux les plus épineux et les plus périlleux à tous les niveaux de développement économique découlent de la récupération, du transport, du traitement et de la conversion de l'énergie. »

John Holdren
conseiller principal du président Barack Obama.

  

 

1,2 milliard de personnes (20 % de la population mondiale) n'ont pas accès à l'électricité.


En utilisant la digestion anaérobie pour capter le biométhane des boues d'épuration et le convertir ensuite en énergie, ou en mettant en place des infrastructures vertes pour contrôler la consommation d'énergie, nos technologies offrent des sources durables d'énergie et de gestion de l'énergie.

La mission d’une ville de préserver son budget et la planète

Le traitement des eaux usées génère comme sous-produit des boues qui sont principalement des déchets humains. Plutôt que de simplement les évacuer, ce qui peut s'avérer coûteux et fastidieux, pourquoi ne pas le transformer en énergie ?

C'est ce que Fréjus, une commune de la Côte d’Azur a entrepris en 2019, en équipant sa station d’épuration du Reyran d’une unité de méthanisation, permettant la conversion du biogaz en biométhane.

La valorisation du biogaz est assurée par notre technologie membranaire via un procédé de séparation qui purifie le biogaz (environ 60 % de méthane) en biométhane (plus de 97 % de méthane) afin d'atteindre les qualités requises pour son utilisation finale.

Cette technologie consomme très peu d'énergie et ne requiert ni eau ni réactifs. Et, en plus de produire du gaz naturel et des boues de qualité pour le secteur agricole, elle réduit leur volume, allégeant ainsi les contraintes et les coûts d'évacuation et limitant les émissions de gaz à effet de serre.

Le biométhane est réinjecté dans le réseau de gaz et profite à cinq municipalités en produisant 6 000 mégawatts d'électricité et en chauffant 750 foyers, chaque année.

« Cette injection de gaz vert dans le réseau de distribution de gaz naturel de notre territoire est d'abord le résultat d'une volonté politique de réduire la dépendance énergétique de notre agglomération. Elle permet en outre de limiter les émissions de GES, de dégager des recettes et de bénéficier de coûts évités. Ces économies réalisées pourront être réinjectées dans des projets visant à développer les énergies nouvelles ou à réduire les consommations énergétiques. » — Maurice Chabert, ancien élu à la CAVEM (Communauté d'Agglomération Var Estérel Méditerranée)

Des économies d’énergie réelles et maîtrisées

Depuis quelques années, la transition énergétique est au centre des priorités françaises. Des programmes ambitieux ont été lancés dans le cadre de la loi sur l'énergie et le climat de 2019 et de l’élaboration d’une stratégie nationale bas-carbone.

En 2017, avant même l'adoption de cette loi, OTV, filiale de Veolia Water Technologies, commençait à travailler sur la station d'épuration de Cagnes-sur-Mer. Située en région Provence-Alpes-Côte d'Azur, elle est la première station d'épuration à énergie positive de France.

Au-delà des considérations architecturales sur la conception du bâtiment, son harmonie dans l'environnement, et outre les « volets verts » intégrés au projet, OTV a réalisé cette station avec des équipements performants, conformes aux normes européennes.

La station reçoit aujourd'hui les eaux usées de 160 000 habitants et produit plus d'énergie qu'elle n'en consomme. Grâce à un traitement des boues à basse température, à une consommation réduite en énergie, à la valorisation de toutes les sources potentielles (solaire, pompes à chaleur, etc.) et à la production de biométhane destiné à la revente par réinjection dans le réseau, le site produit suffisamment d'énergie pour alimenter 1 000 foyers.


La France s'est engagée à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 40 % entre 1990 et 2030 et à les diviser par quatre entre 1990 et 2050.


« Avec de nombreuses innovations, comme le biofiltrage de l’eau, le traitement par micro-bulles d’air injectées dans l’eau, la digestion mésophile des boues, une production de biométhane sécurisée, la parfaite maîtrise des nuisances acoustiques et olfactives, tout a été fait pour que cette usine soit utile, productive et parfaitement intégrée dans notre cadre de vie urbain. » — Louis Nègre, Maire de Cagnes-sur-Mer, Président délégué de la Métropole Nice Côte d'Azur


Avec trois prix d'innovation et de durabilité à son palmarès, cette installation produit plus que de l'énergie.

Le Danemark s'est classé en tête de l'indice mondial de durabilité en 2020. L'une des plus grandes réussites du pays est d'avoir réduit ses émissions de CO2 de plus de 50 % depuis le pic atteint en 1996.

Il y est parvenu en reconsidérant ses ressources, comme en témoigne la bioraffinerie de Billund, qui est bien davantage qu'une simple station d'épuration.

Certes, elle traite les eaux usées d'environ 70 000 habitants, mais ce qui fait sa particularité, c'est une solution innovante et complète de réduction des boues. Car il s'agit de la première installation à grande échelle au monde qui peut se vanter de disposer d'une hydrolyse thermique en continu.

Cela signifie qu'elle permet la codigestion anaérobie de 5 000 t/an de déchets organiques, essentiellement domestiques, et de boues activées en excès provenant du procédé de traitement biologique des eaux usées — soit le poids de 33 baleines bleues.

Le réacteur d’hydrolyse est alimenté en continu, plutôt que par lots, de sorte que son volume est utilisé à 100 %. Il traite donc trois fois plus de boues qu'un réacteur de mêmes dimensions fonctionnant en discontinu, ce qui réduit considérablement l’empreinte énergétique de l’installation.

Le Danemark a décidé que les compagnies de traitement des eaux usées seront certifiées 100 % neutres énergétiquement et climatiquement d'ici à 2030.


La production de biogaz de la station de Billund couvre environ trois fois ses propres besoins énergétiques, le surplus étant injecté dans le réseau.

« Billund Water and Energy a fait de l'ODD 7 un objectif de première importance pour l'avenir. En assurant, à partir du biogaz, une production d'énergie verte supérieure à l'ensemble de sa consommation, en générant de l'électricité et de la chaleur pour le chauffage urbain. Une étape importante pour faire de Billund une municipalité neutre en CO2. » — Ole Johnsen, PDG, Billund Water and Energy


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Notre conclusion

Depuis septembre 2015, date à laquelle tous les États membres des Nations unies ont adopté les 17 objectifs de développement durable, nos progrès collectifs ont été lents.
Le Secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a appelé à une décennie d'action pour que nous atteignions les objectifs mondiaux que nous nous sommes fixés.

Nous devons tous prendre nos responsabilités et agir aujourd'hui — pas demain — pour mettre fin à la pauvreté, protéger la planète et assurer à tous les peuples de jouir de la paix et de la prospérité d'ici à 2030.
 

Chez Veolia Water Technologies, nous nous engageons à soutenir les objectifs de développement durable.

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